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Histoire : le saviez-vous ?

#2 LA PORTE SAINTE CROIX.

On doit à l’habile ciseau de M. Lépine les trophées militaires dont la façade est décorée. Le célèbre sculpteur Pigal avait promis d’orner le côté de la ville de bas-reliefs représentant, à gauche, le dieu Mars assis, tenant en main le portrait du Dauphin (Louis XVI); à droite, Minerve tenant en main celui de Mme la Dauphine; et, sur la table saillante, au-dessus de la clef, on devait lire cette inscription :

AUGUSTISSIMAE
MARIAE ANT. JOSEPH JOAN
AUSTRIACAE
LUDOVICO AUG. DELPHINO
DESPONSAE
ANNO M.DCC.LXX. 1770.

Cette porte a 20 mètres de hauteur, sur une largeur égale ; l’élévation de l’arcade est de 12 mètres, sur cinq de large. Les deux pavillons qui faisaient partie du projet devaient former, à l’entrée de la ville, une place ovale, et auraient bien accompagné le monument.

En suivant le rempart, à quelques mètres de la porte Sainte-Croix, on rencontrait une butte élevée, puis on arrivait à l’arche Mauvilain. Cette entrée du Mau dans la ville était défendue par le bastion Mauvilain qui existe encore, et au-dessous duquel se trouvait le batardeau dont nous avons déjà parlé ; ce batardeau était couvert par une redoute à triangle ouvert du côté de la ville. Le bastion Mauvilain dominait tous ces ouvrages et flanquait les courtines adjacentes. L’arche Mauvilain était garnie d’une vanne au moyen de laquelle on pouvait inonder la prairie environnante.

Ce point était aussi défendu par le basion de Vaubécourt, qui occupait l’emplacement de l’ancien jardin des Plantes, et qui s’ouvrait sur le rempart par la porte Chambeaux, située au pied de la butte sur laquelle se trouvait la tour Saint-Georges, à 37 mètres au-dessus du niveau de la rivière que son artillerie enfilait.

De Saint-Georges au château du Marché, la courtine était garnie de petites tours. Le château du Marché, placé à l’entrée du Nau dans la ville, faisait partie du pont des Archers et le couvrait. Le pont des archers est désigné sur un plan (archives de la ville) sous le nom de pont du Jard, sans doute parce qu’il était proche de la petite porte du Jard.

Cette fortification assez compliquée se composait, sur la rive droite, d’une tour rattachée à un bastion intérieur, et, sur la rive gauche, d’une petite et d’une grosse tour entre lesquelles s’ouvrait la petite porte du Jard, en face du quai des Cordeliers qui, à cette époque, n’était qu’un sentier longeant le jardin du couvent. Les arches de ce pont se fermaient au besoin par des vannes que l’on appelait bondes, avec lesquelles on pouvait inonder le Jard et la plaine.

 

 

source : www.chalons-en-champagne-51000.com

 


#1 Au Moyen-Age, la ville de Châlons était une ville marchande.

En effet, à cette époque, la ville a connu un développement considérable grâce à son commerce de draps de laine, intégrant ainsi la Hanse des 17 villes drapières des Flandres et du Nord de la France. Sa population doubla à cette période et elle devint le centre d’importants échanges commerciaux.

Châlons s’entoura également de nouvelles fortifications d’environ 5 kilomètres de long, qui lui permirent de résister à toutes les attaques des guerres du moyen-âge, comme les invasions anglaises et les guerres de religion.

 

sources : www.chalons-en-champagne-51000.com et www.chalons-tourisme.com